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Blog double8 conseil

Marketing de contenu : par où commencer quand on n'a ni le temps ni les idées

  • Photo du rédacteur: double8 conseil
    double8 conseil
  • 18 sept. 2022
  • 7 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

dirigeante de TPE en panne d'inspiration devant son ordinateur, cherchant par où commencer son marketing de contenu

"Je n'ai pas le temps de communiquer." Avec son inséparable complice : "de toute façon, je ne saurais pas quoi raconter."


Si ces deux pensées vous sont familières, cet article est écrit pour vous. Car derrière ces deux objections se cache presque toujours le même malentendu : croire que le marketing de contenu exige de publier partout, tout le temps, avec une équipe dédiée. C'est exactement l'inverse. Une TPE ou une PME réussit sa communication en choisissant un seul format tenable avec ses ressources réelles, et en le tenant dans la durée.


Vous verrez dans cet article que la matière première ne manque jamais (vos clients vous la fournissent chaque semaine sans le savoir), et qu'entre le blog, la newsletter, la vidéo, le podcast ou les contenus interactifs, il existe forcément un format compatible avec votre emploi du temps. L'enjeu n'est pas d'en faire beaucoup, c'est de choisir le bon et de ne plus le lâcher.


Pourquoi vos prospects vous échappent sans contenu


prospect qui compare des prestataires sur son smartphone avant tout contact, enjeu du marketing de contenu
© Unsplash

Suivons un prospect, n'importe lequel. Il a un problème. Il sort son téléphone. Google, ChatGPT, Perplexity, peu importe l'outil : il pose sa question, lit deux ou trois réponses, compare, écarte, retient. Un dimanche soir, en pyjama, bien avant d'appeler qui que ce soit.


Cette enquête, vous ne la verrez jamais. Vous n'en verrez que le résultat : le téléphone qui sonne. Ou pas.


Pendant cette phase, un site composé uniquement de pages de présentation est muet. Il raconte qui vous êtes, alors que votre prospect ne cherche pas encore qui vous êtes. Il cherche une réponse à sa question. L'entreprise qui a publié cette réponse récolte la visite, la confiance qui va avec, et souvent le contact qui suit. Pas parce qu'elle est meilleure que vous. Parce qu'elle était là, au bon moment, avec le bon contenu. Et pendant qu'elle rendait service sans rien demander, vous attendiez le bouche-à-oreille.


💡 Bonus qui ne gâche rien : ces contenus sont exactement ce que Google et les assistants IA lisent pour comprendre votre expertise et vous recommander. Chaque question de client transformée en réponse publiée est une porte d'entrée de plus vers votre site.


La matière première, vous l'avez déjà : les questions de vos clients


"Je ne saurais pas quoi raconter." Vraiment ?


Repensez à votre dernière semaine. Ce client qui vous a demandé pourquoi votre devis est plus cher que celui du concurrent. Cet email où on vous fait répéter pour la dixième fois la différence entre vos deux prestations. Ce coup de fil de vingt minutes pour rassurer un prospect sur un point qui vous paraît évident, à vous, depuis quinze ans.


Chacune de ces questions est un contenu. Pas l'inspiration pour un contenu : le contenu lui-même. Le sujet, l'angle, et même le plan, puisque vous connaissez déjà la réponse par cœur, vous la donnez toutes les semaines.


dirigeant qui liste les questions de ses clients pour trouver ses sujets de marketing de contenu

Alors faites l'exercice, maintenant, avec un carnet ou un fichier ouvert : listez les dix questions qu'on vous pose le plus souvent en rendez-vous, au téléphone, par email.


Les dix vraies, y compris celles qui vous agacent un peu parce que "c'est écrit sur le site". Justement : si on vous les pose encore, c'est que la réponse n'est pas trouvable.


Vous voilà avec dix sujets qui intéressent, à coup sûr, des gens prêts à payer pour la réponse. Aucun outil de mots-clés ne vous garantira jamais ça.


Et quand cette liste sera épuisée, vos clients en auront déjà reconstitué une autre. C'est une matière première renouvelable. Le jour où vous voudrez aller plus loin et organiser tout ça en véritable ligne éditoriale, notre article sur les 8 étapes d'une stratégie de contenu prend le relais.


Quel format choisir ? Deux questions et c'est réglé


choisir son format de marketing de contenu entre blog, newsletter, vidéo et podcast selon ses ressources
© Unsplash

Vous avez vos dix sujets. Reste à choisir comment les raconter, et surtout à ne pas choisir comme tout le monde : en parcourant la liste des formats possibles jusqu'à l'overdose. La liste ne vous apprendra rien sur vous. Posez-vous plutôt deux questions, dans cet ordre.


Première question : combien d'heures par mois, vraiment ?


Pas les heures que vous aimeriez avoir. Celles qui restent une fois les devis envoyés, les chantiers livrés, les urgences éteintes. Soyez pessimiste, c'est le seul pronostic fiable.


Deux heures par mois, c'est une newsletter. Le format le plus sous-estimé du marché : pas de technique, pas d'algorithme, une liste d'abonnés qui vous appartient et qui vous relit chaque mois. Une seule règle, rendre service au lieu de vous vanter.


Quatre heures, c'est un article de blog. Le seul format qui capitalise : publié aujourd'hui, il répond encore aux recherches de vos prospects dans deux ans, sur Google comme dans les réponses des assistants IA. À une condition, écrire sur ce qu'ils cherchent et non sur ce qui vous passionne. On a disséqué ce piège dans Votre blog d'entreprise ne génère pas de clients. Voici pourquoi.


Une journée ou plus, et seulement si un premier format tourne déjà sans effort, alors la vidéo, le podcast ou les contenus interactifs entrent dans la discussion. Redoutables, mais gourmands : ce sont les formats qu'on abandonne le plus vite, et une chaîne à trois vidéos ou un podcast à quatre épisodes racontent surtout un abandon.


Seconde question : vous êtes plutôt plume, voix ou visage ?


À temps égal, choisissez le canal qui vous demande le moins de volonté. Vous rédigez facilement ? Blog ou newsletter, sans hésiter. Vous êtes intarissable au téléphone mais une page blanche vous paralyse ? Enregistrez vos conversations avec un client ou un confrère, le podcast est fait pour vous. On achète votre personne autant que votre prestation, comme souvent dans l'artisanat ou le conseil ? La vidéo créera une proximité qu'aucun texte n'égalera.


Croisez vos deux réponses et il ne reste plus grand-chose à trancher. Le bon format n'est ni le plus impressionnant ni le plus à la mode. C'est celui que vous ferez encore dans six mois, un mardi soir de semaine chargée.


offre contenus marketing double8 conseil, production d'articles, newsletters et contenus pour TPE et PME

La règle qui bat toutes les autres : tenir le rythme


dirigeant qui court après le temps, l'ennemi numéro un d'un marketing de contenu régulier
© Adobe

Janvier, l'enthousiasme et les bonnes résolutions : quatre articles, une newsletter, des idées plein les tiroirs. Février, deux articles. Mars, un, écrit tard. Avril, rien. Le blog s'arrête en avril, et il est toujours en avril quand un prospect le visite en novembre.


Cette histoire, on la lit sur des dizaines de sites de TPE. Elle coûte double : le temps investi au départ, et l'image que renvoie un site figé. Un blog dont le dernier article date de huit mois ne dit pas "cette entreprise a communiqué", il dit "cette entreprise a abandonné". Google tire la même conclusion, à sa manière : il privilégie les sites qui vivent.


D'où la règle, la seule vraiment non négociable : visez le rythme minable que vous tiendrez, pas le rythme brillant qui vous fait rêver. Un article par mois pendant un an bat quinze articles au premier trimestre puis le silence. La régularité est un signal en soi, pour vos lecteurs comme pour les moteurs : elle dit que vous serez encore là.


Et si vous savez déjà que même ce rythme minable ne survivra pas à votre prochaine grosse commande, ce n'est pas un aveu d'échec, c'est une information. Le fond vient de vous, il n'y a que vous pour l'avoir. La forme et la régularité, elles, se délèguent très bien : c'est précisément ce qu'assure un webmaster qui anime votre site mois après mois, y compris quand vous êtes sous l'eau.


Mesurer son marketing de contenu sans usine à gaz


Pas de tableau de bord à onze indicateurs, pas d'abonnement à un outil de plus. Trois chiffres suffisent, et vous les avez déjà sous la main.


Le trafic de vos articles, dans Google Search Console : quelles pages attirent des visiteurs, sur quelles requêtes, c'est gratuit et ça ne ment pas. Le taux d'ouverture de votre newsletter, fourni par n'importe quel outil d'envoi : s'il tient au-dessus de 30%, vos lecteurs vous attendent. Et le plus précieux des trois, qui ne demande aucun outil : les prospects qui mentionnent un contenu en vous contactant. "J'ai lu votre article sur..." vaut tous les rapports du monde, notez-le quelque part à chaque fois que ça arrive.


Un quart d'heure par mois, dans un simple tableau. L'objectif n'est pas de produire des graphiques, c'est de repérer ce qui marche pour en refaire, et ce qui ne marche pas pour arrêter. Rien de plus.


Ce que les dirigeants nous demandent avant de se lancer


Comptez trois à six mois pour qu'un article s'installe dans les résultats de recherche, parfois moins sur des requêtes locales peu disputées.


La newsletter produit des effets plus vite, dès les premiers envois, car elle s'adresse à des gens qui vous connaissent déjà. Dans les deux cas, la courbe est cumulative : chaque contenu s'ajoute aux précédents, c'est pour ça que l'abandon en avril coûte si cher.

Pour dégrossir, oui. Pour publier tel quel, très mauvaise idée : vos prospects et Google voient passer les mêmes textes lisses chez tous vos concurrents qui ont eu la même idée. Ce qui rend un contenu efficace, c'est ce que l'IA n'a pas : vos cas clients, vos chiffres, vos prises de position, votre façon de parler. L'outil peut aider à la forme, le fond doit venir du terrain.


Si le sujet vous intéresse, vous pouvez d'ailleurs regarder ce reportage Arte sur ce qu'on appelle la bouillie internet :



Les deux ne jouent pas dans la même cour. Un post disparaît du fil en 48 heures, un article répond aux recherches pendant des années : le blog capitalise, les réseaux animent. Si vous devez choisir, commencez par le format qui reste, puis recyclez : un article se découpe très bien en trois posts.

Ça dépend du format, du rythme et de ce que vous gardez en interne, c'est pourquoi nous chiffrons sur devis après un échange. Ce qu'on peut vous garantir : le fond restera le vôtre. Notre travail, c'est de le mettre en forme et de tenir la régularité à votre place.


Un format, dix sujets, six mois : le pari est jouable


dirigeante enthousiaste qui a trouvé son plan de marketing de contenu simple et tenable
© Stock

Récapitulons. Vos dix questions de clients : les sujets. Vos heures réellement disponibles et votre profil, plume, voix ou visage : le format. Un rythme modeste, fixé d'avance, tenu quoi qu'il arrive : la seule règle. Trois chiffres regardés un quart d'heure par mois : le pilotage.


Ce n'est pas une stratégie spectaculaire. En revanche, c'est une stratégie qui existera encore dans six mois, et c'est exactement ce qui la rend rare : pendant que vos concurrents relancent leur communication tous les ans en janvier, vous, vous publiez.


Et si le fond est là mais que le temps ne vient jamais, deux façons de vous faire épauler. Pour la production des contenus dans votre voix, sujets, rédaction et rythme compris, c'est le cœur de notre offre Contenus Marketing. Et pour que ces contenus vivent ensuite sur un site entretenu, mis à jour et animé mois après mois, nos forfaits de WebMastering prennent le relais. Venez avec vos dix questions, on s'occupera du reste.



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